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2014年度青年领袖项目在中国上海、杭州和北京聚集了37位杰出中法青年领袖代表,从10月24日至10月27日开展了为期4天的研讨会。

2015年青年领袖项目概览:

• 青年领袖小组交流会,议题为“文化和软实力”

• 法国总理曼努埃尔·瓦尔斯在总理府接见青年领袖

• 多维尔市市长 Philippe AUGIER先生会见青年领袖,参观Quesnay种马场

• 与勒阿弗尔市市长、2013届青年领袖 Edouard PHILIPPE 先生共赴午宴,参观法国第一大对外贸易及集装箱装
卸港口勒阿弗尔海港

• 参观鲁昂市圣女贞德纪念馆

• 在集美博物馆馆长 Sophie MAKARIOU女士的陪同下观赏馆内中国艺术展品

• 在巴黎歌剧院观看现代舞排演

PRESS REVIEW

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2 novembre 2015

Interview d'Olivier Chouvet, Young Leader de la France China Foundation

Olivier Chouvet, entrepreneur et fondateur de Glamour Sales, a débarqué à Pékin en 2004. Il revient sur son parcours, alors que François Hollande sera en Chine lundi et mardi.

Le business franco-chinois, cela fait douze ans qu'Olivier Chouvet nage dedans avec allégresse. Il a débarqué en Chine en 2004 à l’âge de 33 ans pour y fonder une agence de communication qu’il avait commencé à implanter au Japon. Il vient de revendre au leader du commerce en ligne chinois Ali Baba une partie de ses activités. Il a été sélectionné cette année "Young Leader français" pour faire partie du programme d’échanges de la France China Foundation cofondée par Emmanuel Lenain, ancien consul général de France à Shanghai et aujourd’hui directeur d’Asie au Quai d’Orsay. Alors que François Hollande arrive en Chine lundi pour 36 heures avec 50 patrons, ce jeune entrepreneur vante l’esprit de conquête.
Ce grand débarquement de l’industrie tricolore à Pékin sert-il encore à quelque chose?

Les visites officielles sont très bénéfiques aux grands contrats mais moins aux PME. Mais lorsque le rythme des rencontres franco-chinoises officielles s’accélère, c’est positif car en Chine l’économie est encore très liée au pouvoir politique. On oublie souvent que la décentralisation est réelle dans cet immense pays. Le pouvoir de l’impôt revient aux mairies et c’est donc dans l’intérêt des maires de communes de plusieurs millions d’habitants que d’avoir des partenaires qui font prospérer leur zone d’influence. Pour cela, il faut aux entrepreneurs français un vrai travail en amont pour mettre leurs interlocuteurs en confiance. D’où l’importance de ce que fait la France China Foundation avec son réseau de jeunes dirigeants capables de créer des connexions à tous les niveaux au sein des jeunes générations.

C’est aussi le bilan de votre expérience personnelle?

J’ai eu la chance d’arriver très tôt dans le pays. Il y avait de vrais besoins dans le secteur de la communication évènementielle. J’ai démarré avec deux employés. En moins d’un an, on était 100. Six mois après mon arrivée, je décrochais le budget de la Fashion Week de Shanghai. Aucun autre étranger n’avait fait ça. Et dès lors qu’on atteint une taille critique, on est pris au sérieux. Aujourd’hui, les marchés sont devenus beaucoup plus concurrentiels.

La crise de croissance que subit la Chine est-elle à prendre au sérieux pour ceux qui doutent de s’installer là-bas?

Non, il s’agit d’une phase après un cycle de transformation de vingt ans qui a été très brutal et qui n’était pas soutenable. Je ne doute pas que les vingt prochaines années seront formidables et la Chine reste le plus grand marché du monde. Mais même dans ce climat de doute, Alibaba a quand même réussi à afficher cette année 30% de croissance avec 80 milliards de transactions supplémentaires…Cela dit, c’est vrai que les Chinois ne sont pas encore accoutumés à des phases de décrochage, à des cycles de hausse et de baisse. Ils prennent donc parfois des risques inconsidérés.

On dit souvent que les Français ont peur de faire le saut en Chine à cause de la barrière de la langue…

Il y a quelques années, on pouvait se permettre de ne pas parler le chinois. Aujourd’hui il faut faire cet effort. Car contrairement à ce qu’on pense, malgré l’ouverture de la Chine sur le monde et donc sur l’anglais en tant que langue internationale, le pays reste très attaché à sa culture et à des codes qu’il faut comprendre. Je recommande donc à tous les jeunes de moins de vingt ans d’apprendre le chinois. C’est devenu aussi indispensable que l’était l’anglais dans les années 70. Les Chinois se sont ouverts à la terre entière au moment des Jeux Olympiques en 2008 et lors de l’Exposition Universelle en 2010 mais ils n’abandonnent pas leur langue et l’influence américaine n’est rien là-bas comparée à celle de la Corée ou même du Japon.

31 octobre 2015

Interview d'Emmanuel Lenain, co-fondateur de la France China Foundation

Par Sophie TUSSEAU

Sophie Tusseau : Emmanuel Lenain , vous êtes un des co-fondateurs de la France China Foundation, qui a été créée il y a trois ans, et Directeur d’Asie et d’Océanie au Ministère des Affaires étrangères et du Développement international. Vous avez également été Consul Général de France à Shanghai durant 5 ans. La France China Foundation est une structure qui favorise le développement des liens entre personnalités françaises et chinoises. Il y a beaucoup d’activités autour de cette structure, et son activité principale est l’organisation du séminaire Young Leaders qui a lieu tous les ans, alternativement en France et en Chine. Sa 3e édition s’est tenue la semaine dernière entre Deauville et Paris.

Emmanuel Lenain, en quoi consiste ce programme des Young Leaders ?

Emmanuel Lenain : chaque année, nous invitons une quarantaine de jeunes de moins de 45 ans, une vingtaine de Français et une vingtaine de Chinois, venus d’horizons très divers. L’une des richesses de ce programme est la diversité des personnalités : on a environ 1/3 de personnalités politiques de haut niveau – des élus ou des maires de très grandes villes – 1/3 d’entrepreneurs – et des personnalités du monde de la culture, du journalisme, de l’université. On avait, cette année encore, des profils tout à fait extraordinaires : une femme commandant de l’armée de l’air, un chef étoilé, une exploratrice etc.

ST : Ce sont, vous, les co-fondateurs, qui les choisissez pour les inviter? Il y a des conditions particulières pour faire partie des Young Leaders?

EL : Tout à fait. Nous choisissons des personnalités qui ont eu un parcours exceptionnel dans leur domaine, et qui ont le goût de créer des projets et de créer des liens. Ce sont eux qui, au-delà de cette rencontre annuelle, vont apporter sur la durée une contribution positive aux relations entre nos deux pays.

ST : Emmanuel Lenain, quel est l’objectif de ce séminaire Young Leaders ? Est-ce plus diplomatique ou commercial ?

EL : C’est une contribution modeste au rapprochement entre les deux pays, parce que nous avons la conviction que les liens se construisent sur la durée. Les intérêts économiques et politiques sont une chose, mais si on veut construire sur la durée, cela commence par des contacts directs entre les peuples et entre ceux qui vont faire, dans l’avenir, les relations entre les deux.

ST : Ce séminaire s’est tenu la semaine dernière. L’événement s’est clôturé par une réception à Matignon. Que vous a dit Manuel Valls dans son discours ?

EL : Le principe est que nous passons trois jours dans une ville du pays qui est symbolique pour sa culture, qui a des éléments de patrimoine ou de technologie qui nous permettent d’avancer dans notre réflexion. Le dernier jour a lieu dans la capitale, où nous sommes reçus par une haute autorité pour discuter. La 1ere année, c’est le Président François Hollande qui nous avait fait l’honneur de nous recevoir, pour une heure de discussion à bâtons rompus avec les Young Leaders. Cette année, nous avons eu le plaisir d’être reçus par le Premier ministre, Manuel Valls.

ST : Qu’a dit le Premier ministre à ces Young Leaders ?

EL : Il leur a dit tout l’intérêt qu’il avait personnellement pour les relations avec la Chine. Il s’y est rendu au mois de janvier, et compte s’y rendre de nouveau. Il leur a dit également tout l’intérêt et la forte impression que lui avait faite le pays, l’engagement qui était le sien de développer les relations entre les deux pays. Il leur a aussi expliqué quelle était sa vision, en France, des réformes et les chantiers qu’il avait engagés. Cela était particulièrement intéressant car vis-à-vis de nos amis chinois, ce programme Young Leaders, c’est aussi une manière de leur présenter la France dans sa globalité. C’est un pays que souvent les Chinois aiment car c’est un pays romantique, avec un certain art de vivre etc. Mais je crois que ces rencontres permettent aussi de leur montrer tout ce qu’est la France : un grand pays technologique, tourné vers l’avenir. Le Premier ministre a aussi insisté là-dessus, évidemment.

ST : Au sein de la France China Foundation, vous avez des personnalités éminentes. Pour ne pas les citer, Jack Ma, le patron de Tencent, le patron de Sina.com…Ce sont des noms très prestigieux.

EL : Nous avons eu la chance de recevoir dès le début beaucoup de soutiens sur cette initiative, et d’avoir des personnalités qui ont trouvé le projet formidable et qui voulaient le soutenir.

ST : Ce sont des soutiens de poids!

EL : Nous avons décidé de les rassembler au sein d’un conseil stratégique que nous réunissons de temps en temps. Ces personnalités nous fournissent des conseils et participent à certains événements, soit pour animer les sessions avec les Young Leaders, soit pour nous aider. On a suivi le même principe que pour les Young Leaders, c’est-à-dire que nous avons autant de Chinois que de Français et des personnalités qui viennent de tous horizons. Vous l’avez dit, côté chinois, nous avons des personnalités comme Jack Ma, le créateur d’Alibaba, comme Ma Huateng, le créateur de Tencent. Nous avons également Wang Yan, le fondateur de Sina.com, des artistes, un chef d’orchestre…Nous avons des personnalités extraordinaires, et c’est cela la richesse de notre initiative.

ST : Parlez-nous de votre initiative, et de cette aventure chinoise. Comment et pourquoi avez-vous eu cette idée de créer cette France China Foundation ?

EL : D’abord, je crois fondamentalement qu’il y a un avenir pour nos deux pays et des coopérations à monter. Quand j’étais consul à Shanghai, j’ai toujours été marqué par l’envie qu’avaient nos décideurs de mieux connaître ce pays, la Chine, et je me suis dit qu’il fallait qu’on permette à ceux qui un jour seront en position de décision, que ce soit dans le domaine politique, économique ou des arts, de mieux le connaître.

ST : Avec la France China Foundation, vous avez créé un pont direct entre la France et la Chine ?

EL : Tout à fait. Il ne s’agit pas de volumes extraordinaires, mais en choisissant des personnalités qui auront une influence et qui rayonneront plus tard, nous voulons apporter une contribution. Nous voulons les exposer le plus tôt possible à l’autre pays. Je trouve que c’est vraiment important car un décideur politique français qui, arrivé au pouvoir, ne comprendrait pas exactement ce qui se passe en Chine, il lui manquerait une case dans le logiciel pour bien comprendre le monde tel qu’il est aujourd’hui. C’est cela que nous avons envie de favoriser avec cette initiative.

ST : Comment la création de la France China Foundation a-t-elle été accueillie en Chine ?

EL : Très bien, avec beaucoup d’enthousiasme. On a été soutenus. C’est à l’image de ce pays où il y a actuellement énormément d’énergie positive. Les gens veulent aller de l’avant. C’est vraiment une société en mouvement. Et on a reçu des soutiens, par exemple de Jack Ma : je l’ai rencontré à Hangzhou dans son siège, tout à fait fabuleux, où la moyenne d’âge des employés est de 29 ans. C’est un endroit absolument extraordinaire au cœur du 21e siècle. Jack Ma nous a donné son accord pour nous soutenir, et c’est ce qu’il a fait car la session Young Leaders de l’année dernière s’est tenue en partie à Hangzhou. Nous avons évidemment été accueillis chez Alibaba, où on nous a présenté la vision qu’avait cette entreprise, qui est vraiment au contact de la réalité chinoise, du développement urbain sur les vingt prochaines années. Cela a été tout à fait fascinant.

ST : Quel est le prochain événement organisé par la France China Foundation ?

EL : Nous travaillons déjà sur la session de l’année prochaine qui se tiendra en Chine. Par ailleurs, les liens qui se sont créés jusque-là se développent : les Young Leaders se revoient à Pékin, Shanghai, Paris, New York et aux quatre coins du monde…Nous avons également des événements un peu plus institutionnels. Les Young Leaders se retrouvent avec les membres de notre conseil stratégique autour de personnalités lors de petits-déjeuners. Ces derniers mois, nous avons eu Jack Ma qui est venu animer un petit-déjeuner. Nous avons organisé également des petits-déjeuners autour des rapprochements dans les affaires entre la France et la Chine, avec Henri Giscard d’Estaing pour le Club Med et Fosun. Ils sont venus expliquer le sens de l’opération de Fosun sur le Club Med. Nous avons aussi reçu un peu plus tard Sébastien Bazin, d’AccorHotels, et JI Qi, de Huazhu Hotels, qui sont venus expliquer le sens de leur alliance stratégique en Chine. Ce type de rencontre est tout à fait passionnant.

ST : Merci Emmanuel Lenain, co-fondateur de la France China Foundation et directeur d’Asie et d’Océanie au Ministère des Affaires étrangères.

BR

23 octobre 2015

Brain Trust

French Prime Minister Manuel Valls meets members of the Young Leaders Program from China and France at the hotel Matignon in Paris on October 19. The Chinese delegation, led by former Chinese Foreign Minister Li Zhaoxing (left to Valls), and their counterparts in France had intensive discussions on culture and soft power. The program brought together 37 professionals from diverse backgrounds below the age of 45 ranging from politicians and entrepreneurs to legal and media professionals and artists. The program is organized by the France China Foundation and the Chinese People's Institute of Foreign Affairs.

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22 octobre 2015

Manuel VALLS a reçu les «Young Leaders» franco-chinois

La France China Foundation a organisé la 3e édition du programme "Young Leaders", qui a rassemblé 37 personnalités françaises et chinoises récemment en Normandie (Deauville, Le Havre et Rouen) puis à Paris. L'objectif de ce programme est de permettre à des Français et Chinois talentueux, venus de tous horizons (politique, entrepreunariat, culture, journalisme...), de se rencontrer pour confronter leurs visions et, à terme, mener des projets en commun. Les "Young Leaders" 2015 ont été reçus par le premier ministre, à Matignon, lundi dernier.